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Affiche « Grenoble 1968 »

Ouverts du 6 au 18 février 1968, les Jeux se sont tenus dans les trois massifs entourant la ville pour les épreuves de neige (Oisans, Vercors et Belledonne) et à Grenoble au « stade de glace », conçu par les architectes Robert Demartini et Pierre Junillon et renommé par la suite « palais des sports », pour les épreuves de patinage et de hockey sur glace.

Roger Excoffon (1910-1983) l’auteur de l’affiche est également typographe et publicitaire. Il réalise l’identité visuelle des Jeux de Grenoble en 1968 ainsi qu’une typographie spécifiquement créée pour l’événement appelée « style Grenoble 1968 ».

Cette affiche, imprimée par Dardelet à Grenoble, reprend l’emblème des Jeux qui devait évoquer à la fois la ville de Grenoble, l’hiver et l’olympisme. Excoffon choisit donc de représenter un cristal de neige entouré de trois roses rouges, symboles de la ville de Grenoble, surmontant les anneaux olympiques reproduits en blanc.

Ce flocon est entouré des titres suivants « Grenoble 1968, France du 6 au 18 février » et « xe Jeux olympiques d’hiver ». Cet emblème a été réutilisé sur de nombreux produits dérivés (porte clé, timbre, affiches, étuis de cigarettes…).

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Laurent Guétal, Le Néron en hiver depuis Grenoble, 122 x 90 cm, huile sur toile, 1891.

Laurent Guétal (1841-1892), dit aussi l’Abbé Guétal, passa l’essentiel de sa vie au petit séminaire du Rondeau, près de Grenoble, dont il peindra plusieurs fois les alentours. Influencé par Jean Achard, il accorda dans son œuvre une place prédominante à la nature et notamment aux paysages de haute altitude qui lui vaudront le surnom d’« abbé des cimes ». Son goût prononcé pour la thématique s’inscrit dans le contexte du développement de l’alpinisme qui entraîna un intérêt grandissant du public et un développement des commandes.

Laurent Guétal fréquenta également l’École de Crozant et fut à l’origine de l’École dauphinoise (groupe d’artistes de la fin du XIXe siècle, spécialisé dans le paysage de montagne, grandiose et spectaculaire).

Il réalise cette toile représentant un paysage enneigé avec au loin, dissimulée par un arbre, la silhouette du Néron, à la fin de sa vie, en 1891. Il semble qu’il ait certainement représenté la vue qu’il avait depuis le petit séminaire, alors situé dans la vaste propriété du Marquis de la Valette au sud de Grenoble, au lieu-dit le Rondeau. Il est assuré que l’Abbé Guétal avait une connaissance intime du lieu qu’il représente à maintes reprises avec des variantes dans le point de vue ou dans le choix des saisons. La maîtrise du sujet lui permet donc de le peindre sous la neige, pour traduire les « effets » dictés par les couleurs du ciel, et prétexte à de subtiles nuances et ombres.

Dans cette œuvre, Guétal met sa passion au service de son art. Peintre en pleine maîtrise de sa pratique et alpiniste chevronné, il célèbre le paysage pour lui-même.